mercredi 5 mars 2014

Chez moi



J'ose à penser que toujours tu viendras me voir avec tout ce plaisir sans hésitation tu franchiras ma porte et tu pourras t'asseoir chez moi 
enfin c'est presque chez toi maintenant tu connais la place des tasses du sucre de mes sentiments tu sais au fond de l'armoire derrière l'essoreuse à salade qui sert si peu 
(ah oui les salades celles qu'on raconte aux enfants puis aux grands celles qu'on colporte et qu'on essore jusqu'au bout du matin jusqu'au soir et même la nuit dans nos sommeils troublés)
et puis tu connais les coussins qui glissent du canapé le désordre spécial de mon intérieur qui cache mon esprit si bien rangé loin derrière ce que je dis 
tu as l'habitude maintenant et tu t'installes à loisir la parole facile libre 
libre c'est une chance de pouvoir dire sans arrière-pensées ce qui trotte dans nos têtes à la fin de la journée 
libre de s'asseoir et de se troubler sans peur
libres